Corbières (test matériel) – Octobre 2019

Une randonnée de 4 jours dans les Corbières début novembre convient très bien pour tester le matériel fraîchement reçu et éventuellement pour voir si il doit être complété. Elle permet aussi de vérifier que la tente est suffisamment spacieuse pour accueillir Dulcinée qui viendra marcher avec moi pendant environ 1 mois en d’août. En voici un rapide bilan.

Jour 1, 30 octobre 2019, 20 km

Départ Fontjoncouse vers 12h30. Il fait chaud. Après une vingtaine de kilomètres nous trouvons un joli site de bivouac au dessus des vignes non loin de saint Laurent de Cabrerisse. Pluie et vent s’abattent sur nous vers 19h. La tente nous accueille et nous offre la protection attendue.

Jour 2, 31 octobre, 21km

Le vent a soufflé cette nuit et la pluie tombe encore ce matin. On a bien dormi, mais nos matelas ont un peu glissé dans la faible pente. Du coup, le pied de nos duvets en contact avec la paroi de la tente est humide. Mauvaise surprise : la mono-paroie protège bien de la pluie, mais à 2 sous la tente et par temps froid, il y a beaucoup de condensation.  La pluie nous oblige à prendre le café du matin dans la tente. Ça se fait bien. On plie la tente encore mouillée. Quasiment aucune surcharge, car la mono-paroie se charge très peu en eau. Nous partons direction Albas sous une faible pluie protégés par nos vêtements de pluie. La pluie s’arrête rapidement pour reprendre timidement vers 13h.

Enfin nous arrivons dans une belle lumière à Albas. Nous trouvons un magnifique point de bivouac non loin du village et montons la tente. Le ciel célèbre ce joli moment en nous offrant un arc en ciel. On est contents. L’instant d’après des trombes d’eau s’abattent sur nous. On se réfugie sous la tente.

Cette fois la pluie est bien installée et nous prendrons notre repas (Chili con carne végétarien) sous la tente. On essaie de lire, mais c’est vraiment inconfortable. A 19h30 nous dormons.

Petite inquiétude : Dulcinée se plaint d’une douleur derrière le genou. A suivre.

Jour 3, 1er novembre, 21km

J’émerge vers 8h dans un rayon de soleil. Il ne fallait pas le rater car 5mn après, les nuages jouent de nouveau les empêcheurs de petit-déjeuner en rond. On profite quand-même de la beauté du site avant de plier et de repartir pour Villeneuve les Corbières.

Magnifique journée : vallons escarpés, découverte du joli village de Quitilian, descente dans les vignes vers Villeneuve les Corbières puis nous trouvons un splendide site de bivouac quelques kilomètres après le village. Ce soir le chef nous a préparé des lentilles au jambon. Elles sont dégustées avec une vue magnifique sur les vignes des corbières jusqu’aux Pyrénées. C’est frustrant de ne les accompagner qu’avec l’eau de notre gourde !

Là bas c’est les Pyrénnées

Jour 4, 2 novembre, 23km

Le vent à soufflé fort cette nuit et la pluie à tambouriné sur la tente. Mais on a bien dormi. Les sardines ont travaillé dans le sol humide mais elles ont tenu. Il n’aurait pas fallu que le vent soit beaucoup plus fort. Et puis malgré quelques nuages qui essaient de rayer le ciel, l’impression de beau temps s’impose.

Nous partons vers Fontjoncouse vers 9h30 et nous commençons par une montée ensoleillée vers le sommet où sainte Raffine veille sur les Corbièrois. On se croirait au mois de juin.

Le reste de la matinée vers Durban se déroule dans les mêmes conditions. Petite inquiétude, la douleur de Dulcinée se fait plus vive et nous avançons à petite allure.

Encore de jolis paysages et des villages pittoresques, mais c’est surtout la section entre Durban et Fontjoncouse qui est une délicieuse surprise : sources, cascade, paysages de garigue. Dans la magnifique montée au col de vente-farine sous un ciel de plomb on se croirait dans la pampa. C’est d’ailleurs là que la pluie se décide de nouveau à nous éprouver un peu. Faible d’abord pour devenir franchement soutenue. La lecture de la carte détrempée devient compliquée. J’essaie de faire appel à mon bon iphigénie, mais le mobile rapidement couvert d’eau perd les pédales (c’est sûr, un mobile étanche s’imposera sur le PCT). Résultat, une erreur d’itinéraire et 3 kilomètres supplémentaires sous la pluie pour atteindre Fontjoncouse. Le temps de s’apercevoir que mes vêtements de pluie achetés fort chers chez Zpacks n’assurent plus leur mission après 2 heures de forte pluie. 😕

Ce soir nous nous réchaufferons et nous dormirons dans les draps secs de Lola qui offre un joli gîte à Durban. Nous nous offrirons même un resto chez Prano. Nous avons grand faim quand nous nous présentons. Dommage ils ne proposent pas de sanglier. Bref, on est contents. Mais on n’oublie pas que sur le PCT les étapes seront souvent plus longues.