Bishop – Tuolumne Meadows

16 juin – Bishop

Bishop est une petite ville tranquille au pied de la Sierra Nevada. Mis à part les supermarchés assez excentrés, le reste est assez concentré, ce qui facilite bien la vie des hikers. La température est agréable le matin et le soir, mais les après midi sont étouffantes. L’hôtel California est situé dans le centre de la ville et il met à la disposition de ses clients des vélos et des planches à roulettes. Bien pratique pour faire ses courses sans fatiguer ses jambes. En fait d’hôtel, c’est plutôt une auberge de jeunesse avec de multiples espaces communs pour cuisiner, manger, jouer, discuter, fumer, … L’ambiance est très détendue. On peut même aller jusqu’à dire sans exagérer qu’elle est extrêmement détendue.

Réapprovisionnement pour 7 jours jusqu’à Vermilion Valley resort (VVR) et envoi par la poste d’un colis de re-approvisionnement à VVR. Je me décide aussi à changer de chaussures (encore) car je présume que ma contracture au mollet est due à l’absence de drop (surélévation du talon) sur mes anciennes chaussures.  Je choisis des sportiva avec un drop de 10mm.

17 juin retour au trail

Le temps est orageux aujourd’hui. Papa Bear vient nous chercher en début d’après midi et quand il nous laisse à Onion Valley, il pleut un peu. Une fois au col de Kearsage, le ciel est devenu très sombre.

Je décide de bivouaquer de nouveau au bord du lac de Kearsage. L’orage gronde lorsque je redescends du col. Enfin, arrivé à mon point de bivouac, je monte la tente sous une averse, mais une éclaircie me permet de  dîner dans une belle lumière.

Au col de Kearsage

18 juin, mile 789 à 803 (2985m)

L’orage s’est poursuivi une bonne partie de la nuit. Le réveil sonne à 5h. Le but est de marcher tôt avant les orages de la mi-journée. Je découvre des flaques d’eau à l’intérieur de la tente. Je ne pense pas qu’elle résulte de la condensation sur les parois. Un contrôle de l’étanchéité du tapis de sol va s’imposer. Je commence donc ma journée en épongeant le sol de la tente. Heureusement, à part le matelas qui est trempé, peu d’affaires sont vraiment mouillées. Comme d’habitude, je plie la tente avant de prendre mon petit déjeuner. Mauvaise idée ! Une fois la tente dans son sac, il se remet à pleuvoir. Ce sera un petit déjeuner rapide et maussade en vêtements de pluie. Voilà ce que c’est que de ne  randonner que lorsqu’il fait beau : trois gouttes de pluie et on est tout perdu.

Sur le chemin qui me ramène au trail, je croise de nombreux hikers que je connais bien. Ils vont à leur tour faire leur re-approvisionnement et se reposer un peu à Bishop. Il y a d’abord Michael Be que je n’avais pas revu depuis longtemps. Il est tout heureux de me dire qu’il a résolu ses douleurs aux pieds en sélectionnant mieux ses chaussures comme je lui avais recommandé.

Il y a ensuite Victoria, puis Stein et Paulina qui m’annoncent qu’ils se sont fiancés en haut du Mont Whitney.

La communauté des hikers du PCT est devenue une sorte de village. Depuis le temps qu’on marche, tout le monde se connait à peu près. On se perd quelquefois de vue pendant quelques temps et puis on se retrouve plus tard avec bonheur en échangeant des nouvelles des uns et des autres ou des bonnes adresses pour les prochains ravitaillements.

Le col de Glen pass se moque bien de ces effusions. Il attend imperturbable un peu plus loin les hikers du haut de ses 3642m. Son ascension va bien m’occuper dans les heures qui vont suivre. Le changement de chaussures est une réussite. La surélévation du talon de 10mm me semble bien protéger mon mollet.

Côté nord du col, on redescend en trouvant son chemin entre une multitude de lacs, vestiges des gigantesques glaciers d’une autre époque. Vers midi, le soleil se montre un peu. Une jolie pause au bord d’un lac me permet de secher med affaires mouillées. La descente se poursuit jusqu’à 2600m au point de rencontre avec la vallée de Woods Creek en rive droite qu’il va falloir maintenant remonter jusqu’au col de Pinchot. Le PCT partage maintenant le chemin avec le JMT (John Muir Trail), du coup on croise plus de monde sur le chemin.

Quelques averses dans la montée, mais finalement pas d’orage. Un site de bivouac m’attend  quelques miles avant le col. Je découvre vite que l’endroit est infesté de moustiques. Le moindre centimètre carré de peau accessible est immédiatement pris d’assaut. Je dresse la tente en pantalon et veste de pluie ainsi qu’avec un filet anti-moustiques de tête. Une fois la tente montée, je me précipite à l’intérieur pour échapper aux nuées qui m’entourent. Je peux maintenant narguer ces petits voraces qui par dizaines s’accrochent rageusement aux filets de la moustiquaire. Le repas sera préparé sous la tente. Toute tentative de sortie nécessitera ensuite une longue préparation pour éviter de se faire dévorer.

Avec Michael Be
Avec Stein

19 juin, mile 803 à 819 (3346m)

Le beau temps est revenu pour de bon. Le col de Pinchot pass (3440m) est franchi dans la matinée. De l’autre côté du col, le paysage est très minéral : des lacs et des cailloux. Où sont passées les belles prairies et les impressionnantes forêts des premiers jours ?

Derrière le col, c’est une longue redescente jusqu’à 3063m avant de monter à nouveau pour franchir cette fois  le col de Mather pass (3686m). Je bivouaquerai peu après le col.

Derrière le col

20 juin, mile 819 à 836

C’est parti pour la descente de la vallée de Palissade Creek jusqu’à la confluence avec la  middle fork king river à 2454m. Les aiguilles de granit de part et d’autre du chemin jouent avec leurs reflets à la surface des nombreux lacs de la vallée

La remontée de la vallée de la middle fork king river offre des paysages composés de prairies, de rivières et de granit.  De magnifiques voies d’escalade sont à ouvrir par ici. Il faut juste bien anticiper les trois jours de marche d’approche. Après les prairies et la forêt, c’est une succession de verrous qu’il faut franchir pour atteindre le col de Muir pass. A chaque verrou, sa cascade. Derrière chaque verrou, un lac de montagne.

Je trouverai un site de bivouac sous le col à côté d’un petit lac avec une jolie vue sur la vallée.

21 juin, mile 836 à 852

Pas facile de rester sur l’itinéraire pour atteindre le col de Muir pass. Je progresse dans un vallon minéral au milieu de lacs de toutes tailles. Je vois des cols dans toutes les directions et le chemin dans les pierriers n’est pas très bien marqué.  Je me trompe quelquefois mais le GPS me ramène vite dans la bonne direction.

Enfin, la cabane John Muir qui marque le col est en vue. Au passage, je mesure la ténacité de cet homme qui explorait sans chemin et sans carte ces vallées très reculées. Je veux en savoir plus ; je me promets de lire son livre « un été dans la Sierra » où il décrit ses expéditions.

Derrière le col, le chemin prend son temps pour perdre de l’altitude. Il suit un long vallon sinueux parsemé de lacs avant de plonger vers la vallée de Evolution creek.

Maintenant, Evolution creek coule paisiblement en décrivant des lacets dans une large prairie. Le chemin la suit à distance. Il circule en forêt sur des dômes de granit tout en douceur. Plus haut des falaises dominent le  paysage. Je prends beaucoup de plaisir à marcher ici.

Cette belle séquence de termine avec la traversée de Evolution creek. La traversée de cette rivière a été préparée par tous les hikers car elle peut être profonde et le courant peut être fort. Aujourd’hui, c’est une rivière tranquille que je dois franchir.

Après cette traversée, Evolution Creek se transforme en torrent qui descend en cascades dans un bruit assourdissant un versant raide de son parcours avant de rejoindre la south Fork san Joachim river qui coule tout en bas. C’est au bord de cette rivière que, ravi de ma journée, je vais trouver un site de bivouac à ma convenance.

John Muir Shelter (au col)
Evolution Creek Valley
Traversée de Evolution creek

22 juin, mile 852 à 868 (3051m)

Aujourd’hui commence mon troisième mois de marche sur le PCT. Je ne ressens pas de lassitude. Traverser la Sierra à pied est une chance extraordinaire. Je savoure ce moment exceptionnel de ma vie et je me réjouis à l’avance pour toutes les découvertes que le chemin me réserve dans les prochains mois.

Le chemin suit un moment le lit de la San Fork Joachim river puis, à l’altitude 2400m il attaque le flanc droit escarpé de la vallée. C’est parti pour une longue montée vers le col de Selden pass que je vais grimper en compagnie de Shade et Studio. Vers 3000m, le chemin se couche et le paysage devient agréable. Une rivière nous permet de remplir nos bouteilles et souffler un peu.

Un peu plus loin, une agréable prairie m’offre un endroit idéal pour déjeuner.

Nouvelle pause au bord d’un lac à 3100m pour faire ma petite lessive (à l’eau claire).

Enfin, je me décide à franchir le col de Selden pass à 3326m.

De l’autre côté du col, la vue donne sur un lac d’une grande beauté et la descente offre des paysages de granit, de sapins et de prairies particulièrement harmonieux. C’est dans ce décor que je choisis de m’arrêter pour la nuit.

Studio en tenue de combat anti-moustiques
Enfin, le chemin arrête de grimper !
Oui, c’est bien ici pour une pause picnic
De l’autre côté de Selden pass
Oui, c’est bien ici pour passer la nui

23 Juin, mile 868 à 874
L’objectif de la journée est d’atteindre Vermilion Valley resort (VVR, 2344m) pour un peu de repos et de re-approvisionnement.
La mise en jambe est assurée par la poursuite de la descente de la vallée de la Bear river. C’est un parcours agréable avec de jolis points de vue.
On quitte la vallée pour une méchante montée en rive droite afin de se rétablir sur la crête qui la domine, puis de plonger de l’autre côté, vers la vallée du lac Edison. C’est un lac artificiel construit au début du 20eme siècle pour fournir de l’électricité à Los Angeles.
Habituellement, un ferry fait la liaison entre le trail qui passe d’un côté du lac et VVR situé de l’autre côté. Mais cette année, le niveau du lac est trop bas. Il me faudra marcher 6 miles en rive sud du lac pour faire la liaison entre le trail et VVR.
VVR est une sorte de refuge-hotel au bout d’une longue route forestière. Beaucoup de hikers bien sûr, mais aussi des pêcheurs et des familles venues ici pour passer quelques jours dans le très agréable campground à deux pas du bâtiment principal. L’ambiance cowboy ici est assez sympa. Pour moi, ce sera douche, lessive et un bon repas pour me mettre en bonne condition pour un départ tôt le lendemain. Je m’étais envoyé un colis de nourriture depuis Bishop, mais ça ne valait vraiment pas le coup : d’une part VVR facture 30$ la remise des colis aux hikers (en plus des 15$ pour l’expédition), d’autre part leur magasin est suffisamment fourni pour se re-approvisionner et les prix sont corrects.

Vermilion Valley resort

24 juin, mile 879 à 889 (2801m)
Il faut de nouveau parcourir 6 miles le long du lac Edison sur la rive nord cette fois, pour rejoindre le trail au mile 879. A peine revenu sur le PCT, celui-ci se cabre pour emmener les hikers au col de Silver pass à 3285m. Peu  avant le col, je retrouve les green gobelins et nous finissons la montée ensemble. Au col, encapuchonnés dans nos doudounes, nous aurons une discussion intéressante à propos de John Muir. J’ai été très intéressé par le podcast de l’émission « le temps d’un bivouac » qui lui a été dédié à l’occasion de la sortie de sa biographie par l’écrivain Alexis Jenni. Sa biographie est fidèle au mythe du personnage : un précurseur de l’écologie qui a réussi à faire bouger les lignes sur la nécessité de placer des limites à l’exploitation des milieux naturels en obtenant en particulier la protection de la vallée du Yosemite par un parc national.
Pour les green gobelins, John Muir était surtout un personnage raciste envers les indiens et les noirs, autour duquel on a sciemment créé une légende pour donner à l’Amérique un grand personnage de plus.
Voilà qui meritera d’être approfondi.
Je trouverai un agréable coin de bivouac quelques miles après le col.

25 Juin, mile 889 à 906 (2423m)
Pas de col au programme aujourd’hui. On va profiter des lacs au bord du chemin pour trouver la fuite de mon matelas qui m’oblige à le regonfler deux fois chaque nuit.
Après quelques lacets, une ranger m’attend sur le chemin pour un contrôle. Après avoir examiné mon permis attentivement, elle vérifie que j’applique les règles du « Leave No trace » :
– que faîtes vous du papier toilette après utilisation ?
– je le mets dans un sac pour le jeter à la prochaine poubelle
– au nom de l’US forest service, je vous remercie
Il est vrai que si la pratique du cat-hole (faire un trou pour enterrer ses crottes) est maintenant bien appliquée, on voit encore parfois quelques traces de papier hygiénique à proximité des lieux de bivouac.
J’ai profité de la multitude de lacs présents sur le parcours pour rechercher la fuite de mon matelas. Hélas, même complètement immergé dans l’eau, je ne vois pas de bulle. Cette fuite reste un mystère.
Le reste du parcours suit une ligne de crête descendante vers Red’s Meadows où j’arrive en fin d’après-midi. Je vais planter ma tente au campground, dans le secteur réservé aux hikers où je retrouve Studio, Trashman et Shade. A deux pas du camping, une source chaude a été aménagée. On va y passer un bon moment jusqu’à ce que le besoin de manger et d’aller dormir réussisse à m’en extraire.

26 juin, mile 909 à 926 (2952m)
Je passe par devil’s postpile pour rejoindre le trail, une étonnante formation basaltique qui résulte de la solidification de la lave au contact de la glace. Je fais également le choix d’emprunter le JMT pour monter au col de Island pass (3117m) car il me semble offrir un itinéraire plus varié que le PCT qui reste encore sur les crêtes. Il me faudra la journée pour atteindre le col après avoir franchi une succession de verrous derrière lesquels on rejoint en général un lac non sans avoir redescendu une bonne partie de ce qu’on avait monté.
Un site de bivouac m’attend peu après le col. C’est un bel endroit qui a quand même l’inconvénient d’être infesté de moustiques. Le repas de Monsieur sera servi sous la tente.

Devil’s postpile
Silver Lake (sous le col)

27 juin, mile 926 à 943 (2616m)
La journée commence par l’ascension du col de Donohue pass (3375m) et elle se poursuit avec la descente de la ravissante vallée de Lyell Fork où la rivière s’écoule en méandres dans une large prairie,
À Tuolumne Meadows où j’arrive enfin, je peux m’offrir une glace au general store, puis planter ma tente au campground dans le secteur des hikers.
Demain est un zero day. Je me rendrai à Yosemite Valley pour compléter mon matériel et assurer mon re-approvisionnement pour les sept prochains jours.

Une nouvelle peau toute neuve sous mes anciennes ampoules
Montée au col
Descente vers tuolumne Meadows

13 réflexions sur “Bishop – Tuolumne Meadows

  1. Bien soulagé de voir que tes problèmes d’infection sont derrière toi maintenant. Et de voir que tu as résolu ton soucis au mollet. Ces photos de rivière serpentant dans vallées et plateaux me ramènent aux westerns de notre enfance. Va tu croiser J Wayne un matin sur ton chemin ? Bises

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  2. Nico tu nous épates…ampoules moustiques jamais une plainte ! Et même pas. Pour la flaque dans la tente au réveil !
    Merci pour ces beaux paysages .
    Et le bonjour à papa bear de petit ours brun

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  3. Salut Nico.
    Vraiment trop cool que tu n’aies plus mal au pied ni de douleurs au mollet.
    J’espère que tu ne souffres pas trop de la chaleur, on croit comprendre qu’en ce moment c’est assez dur!
    Merci pour les photos, j’adore celle de Devil’s postpile c’est trop magnifique.
    Allez, faut que tu nous laisse, il faut que tu ailles au Canada. Pas trop vite, hein! Il y a un dôme de chaleur en ce moment même à Vancouver, avec des températures de 50° à l’ombre!!
    Bises

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  4. Superbes photos, commentaires intéressants et drôles, merci pour l’évasion ! Même les noms des hikers et des trails angels sont très classes (j’ai un faible pour green gobelin et papa Bear). Tes spots pour les nuits sont supers aussi. J’espère que pieds et mollets font le job? Profite bien !
    Si Elon Musk pouvait commencer par se téléporter dans la voiture qu’il nous a mis sur orbite ça serait un bon début.

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  5. C’est toujours aussi passionnant, aussi enthousiasmant, aussi trépident de te lire. Encore une fois bravo !
    Très heureux que tu aies pu trouver une solution à ton mollet avec un nouveau drop. Du coup, tu ne marches plus en Salomon je suppose ?!
    De mon côté, petite semaine de marche sur l’Ile de Beauté. Un mare a mare rien que pour moi en Corse du Sud. Mes paysages, s’ils n’étaient pas aussi grandioses que les tiens, n’en étaient pas moins magnifiques. De ça non plus je ne me lasse pas.
    Demain je mettrai un mail à Elon Musk afin de savoir où il en est de son projet de téléportation. Parce que là, la Sierra, je me sens bien d’en faire un morceau avec toi !
    Des bises

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  6. Bonjour
    Les aventures de pépé sont toujours aussi pépétillantes et super agréables à lire et découvrir. Ce que tu partages
    avec nous nous fait un peu voyager avec toi , les efforts en moins :).
    Nous sommes tous ravis de voir que tu as récupéré de tes bobos ( ampoules, douleur mollet) et que
    l’aventure continue avec toujours autant d’enthousiasme.
    gros bisous des Garandet

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  7. Salut Nicolas. Je réalise que je ne t’ai répondu précédemment ! mea culpa
    Mauvaise nouvelle pour toi qui suit le foot, nous venons de quitter l’euro en huitième contre la Suisse au terme d’un match mémorable (3 à 3) après les tirs au but (5 à 4). Mireille a des soucis de genou, ce qui fait que nous marchons régulièrement dans la plaine (Moirans, le Fontanil…) sans dénivelé. C’est mieux que rien mais notre trace sur le planisphère ne se compare pas à la tienne ! J’y pense souvent en progressant.
    Je suppose qu’un tel périple doit voir se succéder des périodes d’excitation et d’autres plus « décourageantes » quand la douleur perdure. Mais St Exupéry a dit « c’est devant l’obstacle que se mesure l’homme » !
    (Vous m’en ferez quatre pages, aurait dit un ancien prof !)
    Et notre peau, effectivement se régénère, contrairement à la matière inerte. Les pierres tombées du mur restent à terre, elles !
    Je parcourrai avec plaisir ton compte rendu demain car il est déjà minuit trente six et je dois me coucher car nous récupérons Romane aux aurores en gare de Voreppe. Sinon tu dois savoir qu’Anne a été brillamment réélue.
    Bonne continuation !

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  8. Salut Nicolas,
    Je rattrape mon retard j’ai du rater qlq lectures, je vois que tu es toujours souriant et ca fait plaisir et que tu n’es pas encore arrivé au Cabada 🤣
    Bon je t’annonce l’arrivée de la petite Hannah le 9 juin, ca s’est bien passé, on s’apprivoise elle est assez calme et douce.
    Keep sharing j’adore tes articles et tes récits.
    Meryem

    Aimé par 1 personne

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